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mercredi 6 août 2008

Afghanistan, le paradis des narco-trafiquants

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Depuis des décennies l'Afghanistan était connu comme une terre fertile pour la culture de l'opium, une matière première pour toutes les drogues dures (héroïne, cocaïne...etc.); se positionnant comme un carrefour entre l'occident, le moyen et l'extrême-orient, ce pays est devenu après l'invasion américaine une vraie plaque tournante du trafique mondiale de drogues.

La drogue c'est de l'argent, mais de l'argent pour qui et pourquoi ?

Pour comprendre au mieux les circuits qui ont fait de cet État le 1er fournisseur au monde d'opium, il faut faire un petit flashback dans les tourmentes de son histoire.


Tout avait commencé avec l'invasion soviétique en 1979, les américains avaient donc pris la lourde charge de leurs faire payer leur tragédie vietnamienne. Au début les financements étaient bien graissées (l'Arabie saoudite, le Pakistan...etc.) mais avec l'acharnement des soviétiques il a fallu trouver une autre source de financement, ou plutôt un auto-financement, pour les acteurs directs du conflit (les mercenaires dits Moudjahidines et le Pakistan). La culture du pavot, plante primaire pour l'opium brut, fut une solution magique pour toutes les parties; ainsi les pakistanais, par le biais de leur puissant service de renseignement le ISI, avaient organisé le premier circuit de trafique de drogue dans la région. D'une part ça leur permettaient de fiancer leurs besoins en armes, munitions et vivres d'autre part, ils en profitaient, de la drogue, comme arme sans égale contre les soldats soviétiques. Le système s'était enraciné dans les bases économico-financières des milices afghanes et dans la sub-économie pakistanaise qu'il est devenu vital pour les deux parties. Même avec l'apogée des Talibans durant les années d'après guerre le business a continué à fleurir avec la bénédiction des parrains pakistanais.


Avec l'entrée en force des américains en 2001, l'Afghanistan a chuté dans une tourmente plus complexe que les précédentes; le trafique de drogue s'est subitement renforcé et les bénéfices sombrent toujours à travers des circuits bien plus vastes. Les produits chimiques nécessaires à la fabrication de l'héroïne coulent à flots par les frontières (Tadjikistan, Ouzbékistan, Turkménistan), des chimistes turques, pakistanais et iraniens sont recrutés par les nouveaux cartels et des laboratoires sont nouvellement installés. Tout ceci sous la bienveillance de de l'armée US, des pseudo-autorités afghanes et bien sûr des Talibans.

Les revenus du trafique de drogue, avec le conflit contre les américains, représentent une source stratégique pour les Talibans qui, avec l'aide des circuits pakistanais, peuvent acheminer la drogue jusqu'à Karachi (un port maritime stratégique) avec une backdoor dans les zones tribales du Waziristan aux frontières nord du Pakistan ; ainsi les armes et les munitions sont toujours assurés face à un ennemi comme les USA. Dans les zones tribales du sud les Talibans se divisent les terrains avec les chefs des tribus Pashtun dont le président afghan, Hamid Karzai, est l'un des plus connus, il favorise donc une marge de protection contre toute représailles de la part des autorités des Nations Unis ou celle de l'agence de lutte contre le trafique des stupéfiants US, la fameuse DEA (Drug Enforcement Administration) qui elle, ce trouve en conflit direct avec les autorités militaires US dans sa lutte contre le trafique de drogue. En effet, l'armée américaine joue un rôle mystérieux dans ce manège, elle facilite ce trafique aux personnes hauts placées dans le gouvernement afghan d'une part en interdisant à la DEA de monter des opérations sur ses zones de contrôle, d'autre part en profitant du trafique pour financer des opérations clandestines (par exemple en Iran); beaucoup de groupuscules de la DIA (les renseignements militaires US) et de la CIA s'engouffrent dans des affaires jusqu'à nos jours mystérieusement suffoqués par les instances de lutte contre le trafique de stupéfiants, c'est ainsi que bons nombres de circuits sont découverts aux Balkans (Kosovo et Albanie) vers le marché européen dont leurs sources d'approvisionnement en drogue résulte être l'Afghanistan. Des experts osent montrer du doigts l'armée US (Les services spéciaux) comme seule convoyeur de la fameuse marchandise. La drogue résulte être aussi, une arme de premier choix dans la guerre que mènent les USA contre le régime iranien, dans le contexte de leur Durty War contre les mollahs la frontière irano-afghane est bourrée de trafiquants qui font de tout pour introduire la drogue au sein de la société iranienne; il est donc assez commun que tout ses bénéfices reviennent enfin aux caisses noires du Pentagon et de la CIA pour refinancer des opérations plus consistantes à l'insu des organismes de contrôle comme le Congres américain (beaucoup d'exemples sont fréquents comme l'Irangate ou les Contras en Amérique latine).


Dans cette macabre tragédie, toutes les administrations US (Pentagon, DEA, Departement d'État...etc.) se contredisent et se bousculent pour un unique intérêt qu'est le trouble qu'ils incarnent dans la région en vue d'un contrôle absolu. En Afghanistan, ils maintiennent le chaos (l'état de guerre) pour s'imposer infiniment comme puissance colonialiste suprême dans la région, de cette façon ils auront la main mise sur l'un des plus important passage stratégiques des oléoducs (Gaz&pétrole) en outre des importantes mines d'uranium du pays encore inexploitées.

Bien que pour beaucoup, la situation où se trouvent les forces de coalition en Afghanistan est l'une des plus critique, la vérité ne se constatera qu'une fois le Team Bush cédera les commandes à la nouvelle administration qui aura le rôle, déjà prédéfinit, de maquiller les faits pour passer à un stade plus avancé qui se représente dans le transfert du conflit (avec les Talibans) sur le territoire pakistanais et plus précisément dans les zones tribales du nord; l'objectif de cerner les Talibans en une zone aussi chaotique que le Wazirestan n'est donc qu'une main mise finale sur la pseudo-guerre civile qui se déroule au Pakistan. Les théologiens de l'armée pakistanaise sont conscients de cet danger qui guète leur intégrité nationale, c'est pour cette unique raison qu'ils jouent les contremesures (ISI parraine toujours les Talibans). Le double jeu, a jusqu'à présent, irrité l'exécutif US qui dans divers reprises l'a fait savoir aux autorités pakistanaises: la crise du pouvoir avec le Général Mousharaf, l'assassinat de Binazir Bouttho et la nomination d'un nouvel chef de l'armée pro américain.


L'Afghanistan, pour cette année, a officiellement détrôné la Colombie comme premier producteur de drogue au monde. En trois ans, la production d’opium s’est développée en flèche. Elle s’étend aujourd’hui sur 130 000 hectares et représente 87 % de la production mondiale. Dans ce pays dévasté, il n’y a en fait pas d’autre sources de richesse, hormis les aides internationales; toute la hiérarchie est corrompue et le futur se dessine comme une apocalypse.

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